Nîmes : la Porte d’Auguste documentée par photogrammétrie drone
Un relevé photogrammétrique par drone a été réalisé sur la Porte d’Auguste à Nîmes fin novembre. Pendant trois jours, Vivien Barrière, maître de conférences en histoire et archéologie à l’université de Cergy-Paris, a mobilisé cette technologie pour étudier ce monument historique.
La photogrammétrie par drone s’impose de plus en plus comme un outil incontournable pour l’archéologie et la conservation du patrimoine. Cette technique permet de capturer des images aériennes précises qui sont ensuite traitées pour générer des modèles 3D haute résolution et des relevés détaillés. Pour un monument comme la Porte d’Auguste, ce procédé offre des avantages majeurs : accès à des angles de vue impossibles à obtenir depuis le sol, couverture complète de la structure et documentation sans contact direct avec le bâti.
La Porte d’Auguste est un vestige romain majeur de Nîmes, témoignant de l’importance de la ville antique. Son étude détaillée contribue à la connaissance architecturale et historique de la cité. Le relevé photogrammétrique réalisé par Vivien Barrière constitue une documentation précieuse pour les archéologues, les historiens et les restaurateurs qui pourraient être amenés à intervenir sur ce patrimoine.
Cette campagne de relevé a mobilisé une activité inhabituelle à proximité de la porte, comme l’ont observé les habitants nîmois. Les trois jours de mission reflètent le temps nécessaire pour couvrir complètement la structure, assurer une qualité de capture optimale et collecter les données indispensables à la modélisation 3D.
Les applications de la photogrammétrie drone en archéologie sont multiples : documentation de fouilles, monitoring de sites, analyse structurelle ou encore aide à la restauration. Cette mission nîmoise exemplifie l’utilité croissante des drones pour valoriser et préserver le patrimoine historique français.
